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Tigrou

第 1 张,共 9 张
1月20日

Bonne année

 
   Ca fait déjà  
 
minutes et secondes
 
que vous scotchez sur ce blog

Que la mer est belle

Bien que les Brestois se soient généralement arrétés pour m'écouter ou me parler 5 minutes, peu de gens m'ont donné de quoi manger, encore moins de quoi me loger.
Peut-être cela est-il dû au fait que je ne sais pas joué de la guitare.
Bref, j'ai rapidement laissé tomber cette idée et ai décidé de me prendre en main. Mon élan de bonne volonté a néanmoins été interrompu par un groupe de sauvageons avec qui j'ai fait connaissance place Guérin, où j'avais décidé de squatter pour la nuit.
 
Plutôt que de loozer toute la journée (ce qui semble être l'activité principale de ce lieu très fréquenté le dimanche et les lendemains de fêtes en général), je décidai de me joindre à eux pour une après-midi sur la plage.
 
J'ai vraiment passé de merveilleux moments. Je crois que je n'avais jamais observé quelquechose d'aussi beau et spectaculaire que la mer. Cela peut paraître absurde aux yeux des gens locaux ayant grandi à coups de grandes bouffées d'air marin, mais je vous assure que pour un non-initié tel que moi, le spectacle est tout simplement impressionnant, voire bouleversant.
 
Je n'ai pas osé essayer ce drôle de sport qu'est le surf; non pas que la mer m'effraie ou que j'ai du mal à cerner les raisons qui poussent certains hommes à se prendre de grosses gamelles pour tenter désespérément  de se maintenir sur un bout de planche en bois, mais simplement parceque je n'ai pas encore imperméabilisé mon pelage.
 
J'ai donc tranquillement observé mes nouveaux compagnons s'entraîner à ne pas boire la tasse et je dois avouer que leur sens de l'équilibre m'a quelque peu impressionné. Il faudra absoulment que j'essaye un jour.
En attendant cette initiation, je retourne à ma galère quotidienne brestoise. Heureusement, j'ai fait la rencontre sur la plage de deux charmantes demoiselles locales qui m'ont gentiment proposé de passer les fêtes de fin d'année à leurs côtés.
Je ne sais pas si c'est de la pitié ou simplement de la sincère solidarité mais ma situation actuelle m'interdit de refuser une telle aubaine.
Je vais pouvoir dormir au chaud et manger correctement pendant deux semaines. J'espère ainsi reprendre des forces et démarrer la nouvelle année sur de bons rails. Il est en effet grandement temps que je trouve du travail, surtout que je n'ai droit ni au RMI, ni à une quelconque aide sociale, cela étant réservé aux simples hommes.
Voilà donc mon programme pour les jours à venir.
 
Je vous souhaite à tous de passer de bonnes fêtes parmi vos familles. Profitez bien de la chance qui vous est donnée d'en posséder une.
12月14日

Recherche de logement

Comme je le disais précédemment, je suis toujours sans domicile fixe et à la recherche d'un emploi (autre que celui de mascotte). Mais, ne possédant aucune formation ou qualification particulière, il n'est pas évident de trouver un patron prêt à vous faire confiance pour un premier véritable emploi.
 
J'ai donc décidé de m'en remettre à la générosité des Brestois. Cela ne suffira certainement pas à me fournir un toit, mais au moins de quoi manger tous les jours.
 
PS : si quelqu'un connaissait un vendeur de cordes pas trop cher, ça m'arrangerait car j'ai tendance à les couper facilement.

Tournée des bars

Qu'il est bon de pouvoir circuler librement, de simplement regarder le ciel, bref, flâner.
Cependant, il s'avère inutile de ne s'être débarassé de ses chaînes que récemment pour réaliser que Brest n'est finalement pas une ville très attrayante. Heureusement, elle possède tout de même ses attractions locales.
C'est ainsi que j'ai décidé de faire la tournée des bars du centre-ville.
 
Après quelques étapes, pas toujours fameuses, j'ai décidé de me poser dans un café-bar assez sympa  : le Caravansérail (http://www.caravanserail-cafe.com/).
 
La déco est cool et Leïla, la patronne (la jolie brune sur les photos), est très chaleureuse et souriante.
Je pense la revoir bientôt; elle m'a laissé son numéro de portable.
Que de souvenirs à jamais gravés dans ma tête rayée.
 
Je tiens également à remercier la sympathique personne qui a eu le courage de me ramasser dans le caniveau et de me ramener dans un parc.
Il est temps que je trouve de quoi me loger car l'hiver arrive à grands pas et ce n'est pas avec ce que l'on m'a donné en guise de nourriture durant ma détention que j'ai pu accumuler des réserves pour affronter le froid.
 
12月12日

... et 1ère galette

Oulahhh, nous sommes dimanche et je sens que je vais passer la journée à comater car apparemment, je ne réagis pas très bien à l'alcool.
 
Tel de nombreux teubreux, c'est la première fois que je bois de l'alcool en quantité non négligeable et je dois avouer que les lendemains sont difficiles. Je ne me souviens plus de grand chose donc je ne peux malheureusement pas vous raconter en détails la soirée que j'ai passée mais je sais que je me suis vraiment bien amusé, un peu trop si l'on en croît les photos ...

1ère soirée et ...

Ca y est, je peux enfin profiter pleinement de ma liberté nouvellement acquise (et au prix de quels efforts !).
Désormais, je peux faire ce qu'il me plaît.
Il y a tellement de choses à voir, à explorer. Un nouveau monde s'ouvre à moi.
En me promenant dans cette magnifique ville qu'est Brest, j'ai fait la rencontre d'indigènes qui m'ont gentiment proposer de passer chez eux le soir afin de participer à leurs festivités traditionnelles du samedi : boire.
 
Je ne m'étais jamais autant amusé auparavant, et pourtant, je ne pense pas que ce soir là fut spécialement marquant pour le commun des mortels car on ne se rend pas toujours compte de la chance qu'on a d'être libre.
Je sais maintenant apprécier pleinement les petits plaisirs simples de la vie.
 
J'ai également appris un jeu qui a l'air assez répandu partout en France mais auquel je n'avais jamais eu l'occasion de participer : le Caps.
Non seulement j'étais novice, mais en plus, j'ai eu beaucoup de mal à saisir les capsules et les lancer coorectement (je pense à me faire greffer des mains humaines, dès que j'aurai un peu plus de sous).
Autant dire que j'ai mal fini ...
 
 

La fuite de Télécom

Ca y est, je suis enfin libre.
Mais surtout ne pas s'enflammer. J'aurai tout le temps de respirer ce bon air pur une fois à l'abris.
Il faut absolument que je trouve un moyen de quitter cette école de dépravés.
[...]
Après une rapide inspection des lieux, j'ai repéré une voiture dont le coffre est mal fermé.
Je compte m'y glisser discrètement à la tombée de la nuit.
Dieu seul sait où cela me mènera mais tant que c'est loin d'ici, ça ira.
 

Détention

Suite à la soirée Jungle, j'ai été séquestré une semaine dans une pièce terne et glauque, une sorte de bunker. Je devais ensuite être vendu au plus offrant par Pi-Porno, un groupuscule néo-esclavagiste teubreux.
C'est à ce moment là que j'ai décidé de ne pas affronter le destin qu'ils avaient façonné pour moi et de m'enfuir. Une seule idée m'obsédait désormais : la LIBERTE, à tout prix !!
 
J'ai mis à profit mon temps en détention pour élaborer un fin plan d'évasion. Toutes mes pensées sont récitées dans mon journal intime dont voici quelques extraits.
 
 
1er jour :
L'on m'a fourni en tant que lit quelques extraits de journaux. Ce confort spartiate se révéle être une première source d'espoir. En effet, un article de la rubrique scientifique évoque la date d'aujourd'hui vendredi 02 décembre comme un jour particulier puisqu'il doit se produire une éclipse solaire.
Pourquoi ne pas  profiter de l'obscurité totale que celle-ci engendrera pour sauter sur les épaules d'une femme afin de me faire passer pour un manteau de fourrure et sortir inaperçu.
[...]
La tentative a avorté car j'ai malheureusement vite réalisé qu'il n'y avait pas de femmes à Télécom.
 
 
2ème jour :
Il est hors de question de baisser les bras et de ne pas continuer à chercher une solution.
J'ai subtilement remarqué que chaque jour, à la même heure, un membre de Pi-Porno (je présume) cagoulé m'apporte mon repas (des carottes rapées et un sandwich beurre-fromage du RAK). Je pourrais lui sauter dessus, l'égorger et m'enfuir avant que l'alerte ne soit donnée. Mais je ne suis pas prêt à un tel acte, surtout en tant que végétarien (et puis de toute façon, ayant toujours vécu en captivité, je ne sais pas me servir de mes griffes).
 
 
3ème jour :
Je ne peux m'avouer vaincu si facilement. J'ai profité de la seule heure de lumière qui m'est accordée pour explorer ma geôle. Je pense qu'il y a assez de matériel, bien qu'en très mauvais état, sûrement en raison d'un manque sérieux d'entretien, pour fabriquer un poste émetteur afin d'envoyer un message à l'aide à une âme charitable.
[...]
J'essaie depuis des heures toutes les fréquences mais en vain. Il n'y a décidemment personne dans un coin aussi reculé de la Bretagne. Le seul espoir que j'ai eu est venu de ce sous-marinier malheureusement trop imbibé de cet alcool de miel local pour comprendre un traître mot de mes appels de détresse.
Nouveau constat : en Bretagne, il n'y a que des alcoolos.
Chaque échec m'instruit et me pousse à ne pas abandonner.
 
 
4ème jour :
Il y a une sorte de caddie dans ma prison dont je pourrais peut-être me servir afin de défoncer une porte.
[...]
Après quelques tentatives infructueuses, j'ai décidé de renforcer quelque peu mon bêlier grâce à l'alimentation d'un gros spotlight de soirée, une "comète" je crois. Celle-ci est lourde et solide mais surtout, ne sert plus à rien.
[...]
Cela fait des heures que je m'acharne sur cette porte. J'ai même essayé le mûr qui, paradoxalement, semble moins solide. Il y a en effet une fissure qui est apparue. Je suis vraiment éreinté. Je préfère me coucher et me reposer afin d'achever mon oeuvre demain.
 
 
5ème jour :
J'ai remis ça dès l'aube et sans interruption jusqu'à ce que le bruit engendré par les coups de butoir à répétition ne finisse par ameuter mon gardien.
Encore un échec cuisant.
 
 
6ème jour :
Ce soir, il y a un événement dans le cadre de la campagne BdE (qi'ils osent appelé "soirée", 3 bonbons et 4 boîtes de conserve, ca fait pas une soirée).
Mon geôlier du jour, un membre de l'organisation Get-Set, complice de Pi-Porno, m'a servi de distraction. Il était en effet amusant de le voir plus occupé à boire les mignonnettes de Ricard que de les distribuer aux gagnants de la très grande animation de la soirée. Alors que mon gardien décidait de ne pas digérer le ricard et de le répandre allègrement sur le sol, il me vint une idée.
Cet acte petit-lichique laissait présager un passage de raclette dans la prison. Cela représentait une aubaine : je pourrai ingurgiter quelques produits nettoyants toxiques pour me faire transférer à l'hospital. Une fois là-bas, les chances de m'enfuir en seraient décuplées.
[...]
Après passge de la raclette, j'ai profité de la fatigue générale pour lécher tout le sol encore frais de javelle.
J'ai léché jusqu'à avoir une infection du frein de la langue (surement dû à un manque d'entraînement) mais le seul résultat que j'ai obtenu est un mal de ventre atroce durant toute la nuit.
 
 
7ème jour :
Je n'ai désormais plus d'espoir. Je serai vendu demain soir et je ne vois aucun échappatoire.
Je n'ai plus qu'à m'en remettre à Dieu.
[...]
J'ai prié toute la journée sans obtenir le moindre signe de sa part.
En m'appuyant sur la porte extérieure afin d'observer la lumière divine et m'adresser plus directement à Dieu, la porte s'ouvrit brusquement. Depuis tout ce temps que j'étais retenu, j'ai cherché à m'enfuir par divers moyens alors qu'il m'aurait suffi d'observer que la porte s'ouvrait de l'intérieur.
L'essentiel n'est pas là : je suis enfin LIBRE ...
Il me faut maintenant trouver un moyen de sortir de ce campus aigri (et gris).
 
 

Que l'air libre sent meilleur !

Voilà, après une semaine de cavale, je ressens le besoin de sortir un peu de ma clandestinité.
Je tiens d'abord à vous préciser les raisons qui m'ont poussé à m'échapper.
 
Je suis un jeune tigre qui depuis toujours rêve de liberté mais, comme vous pouvez le voir sur les photos, je ne servais que de spectacle au cours de soirées dites "à thème" Jungle.
J'ai abominablement servi de mascotte, mais je préfère parler de pantin, à de pauvres étudiants décérébrés qui ne m'ont pas ménagé. Souvenez-vous, enfant, comme il était désagréable d'être manipulé de main en main. Et bien, remplacez la mamie gâteuse et le grand-père sénil par 200 mâles imbibés d'alccol et en manque terrible de sexe.
 
Bref, telle était ma vie ; tel était mon calvaire.
 
 
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